ThermolaquageAZ Construction7 min de lecture

Qualicoat et Qualisteelcoat : ce que ces labels garantissent vraiment

Qualicoat pour l'aluminium, Qualisteelcoat pour l'acier : ce que ces labels contrôlent réellement, ce qui leur échappe, et comment vérifier une licence.

Clôture à barreaudage doré — réalisation AZ Construction
Partager :

Deux labels reviennent dans les CCTP dès qu'il est question de peinture poudre. Ils ne se substituent pas l'un à l'autre : ils ne portent pas sur le même métal.

  • Qualicoat concerne le laquage de l'aluminium.
  • Qualisteelcoat concerne le laquage de l'acier, y compris l'acier galvanisé.

Prescrire « Qualicoat » sur un garde-corps en acier est donc une erreur de rédaction courante, et elle bloque une consultation : aucun applicateur ne peut fournir un label qui ne couvre pas le matériau demandé.

Ce que le label contrôle réellement

Un label de ce type ne certifie pas un produit fini. Il certifie un atelier et un procédé, sur trois volets.

La préparation de surface. C'est le volet décisif, et le moins visible. Dégraissage, traitement de conversion, rinçages : une poudre parfaite sur une surface mal préparée se décolle en quelques années. La majorité des sinistres de laquage viennent de là, pas de la poudre.

L'application. Épaisseur du film, homogénéité, polymérisation — température et durée de passage au four. Une poudre sous-cuite tient mal ; une poudre sur-cuite change de teinte.

Le contrôle. Un atelier sous licence enregistre ses paramètres, effectue des essais réguliers — adhérence, épaisseur, brillance, résistance — et se soumet à des audits périodiques d'un organisme tiers. C'est cette continuité qui distingue une licence d'un certificat ponctuel.

Ce que le label ne couvre pas

C'est la partie que les CCTP oublient le plus souvent.

Le label couvreLe label ne couvre pas
Le procédé de laquageLa conception de l'ouvrage
La préparation de surface en atelierLa qualité des soudures et leur reprise
L'épaisseur et la cuisson du filmLa corrosion venant d'un défaut de conception
Le contrôle en productionLes rayures et chocs survenus au transport ou à la pose
L'aptitude de la teinte au procédéLe choix de la teinte face à l'exposition réelle

Un ouvrage laqué sous licence peut rouiller en trois ans s'il retient l'eau dans un profil fermé, si une soudure n'a pas été reprise avant traitement, ou si les fixations sont d'un métal incompatible. La finition ne rattrape jamais une conception qui piège l'eau.

L'exposition décide plus que le label

Trois environnements, trois réponses.

Intérieur sec — bureaux, logements, circulations. Un laquage courant suffit largement. Exiger une classe supérieure augmente le coût sans bénéfice mesurable.

Extérieur courant — Île-de-France, milieu urbain ou périurbain. C'est le cas majoritaire de nos ouvrages. La qualité de préparation compte plus que la classe de la poudre.

Ambiance agressive — bord de mer, embruns, atmosphère industrielle, sol salé. C'est là que les spécifications renforcées se justifient. Pour l'aluminium exposé au littoral, une exigence de préparation renforcée existe en complément de Qualicoat ; sur l'acier, la question se déplace souvent vers la galvanisation avant laquage, qui apporte une protection que la seule peinture ne donne pas.

Duplex : galvanisation puis laquage

Sur acier en extérieur exposé, la combinaison galvanisation à chaud puis thermolaquage — le système duplex — donne une durabilité que ni l'un ni l'autre n'atteint seul : le zinc protège même si le film est blessé, la peinture ralentit la consommation du zinc.

Deux points techniques à ne pas manquer :

  • le dégazage. Une pièce galvanisée relâche du gaz au passage au four. Sans préparation adaptée, le film se pique de cratères ;
  • le délai. Une galvanisation trop ancienne s'oxyde en surface et demande une reprise avant laquage. Il vaut mieux enchaîner les deux opérations que les espacer de plusieurs mois.

Comment rédiger la clause dans un CCTP

Une clause utile dit quatre choses, dans cet ordre :

  1. le métal support — aluminium, acier, acier galvanisé — parce qu'il détermine le label pertinent ;
  2. l'exposition réelle de l'ouvrage, pas une classe recopiée d'un autre marché ;
  3. la teinte, avec sa référence et son aspect — brillant, satiné, mat, texturé ;
  4. les points singuliers : reprise des soudures avant traitement, traitement des chants, protection au transport et à la pose.

Le quatrième point est celui qui évite les litiges de réception. Un ouvrage arrivé rayé sur le chantier ne relève d'aucun label.

Vérifier une licence

Les licences sont nominatives, attribuées à un atelier, et elles ont une durée de validité. Elles se vérifient auprès de l'organisme qui les délivre, pas sur déclaration.

C'est le réflexe à avoir avant de retenir une offre qui s'en prévaut : demander le numéro de licence et la période de validité, puis contrôler. Une mention sur une plaquette n'est pas une preuve.

Faire thermolaquer un ouvrage en Île-de-France

Notre atelier de Bruyères-sur-Oise réalise le thermolaquage des ouvrages de métallerie que nous fabriquons, ainsi que des pièces confiées par des professionnels. Nous discutons la finition en fonction de l'exposition et du support, avant fabrication plutôt qu'après.

Décrivez votre projet ou consultez notre page thermolaquage et le nuancier RAL.

Les limites de cet article

Il explique ce que ces labels couvrent et comment lire une clause. Il ne se substitue ni aux spécifications de l'organisme, ni au CCTP du marché, ni à l'avis du fabricant de poudre sur une exposition particulière. Les exigences évoluent : la version applicable est celle citée au marché.

#thermolaquage#qualicoat#qualisteelcoat#finition#CCTP
AZ

AZ Construction

AZ Construction · Métallerie sur mesure en Île-de-France

Prêt pour votre projet ?

Décrivez votre besoin, le lieu du projet et vos contraintes pour obtenir un retour adapté.

Demander un devis