Deux labels reviennent dans les CCTP dès qu'il est question de peinture poudre. Ils ne se substituent pas l'un à l'autre : ils ne portent pas sur le même métal.
- Qualicoat concerne le laquage de l'aluminium.
- Qualisteelcoat concerne le laquage de l'acier, y compris l'acier galvanisé.
Prescrire « Qualicoat » sur un garde-corps en acier est donc une erreur de rédaction courante, et elle bloque une consultation : aucun applicateur ne peut fournir un label qui ne couvre pas le matériau demandé.
Ce que le label contrôle réellement
Un label de ce type ne certifie pas un produit fini. Il certifie un atelier et un procédé, sur trois volets.
La préparation de surface. C'est le volet décisif, et le moins visible. Dégraissage, traitement de conversion, rinçages : une poudre parfaite sur une surface mal préparée se décolle en quelques années. La majorité des sinistres de laquage viennent de là, pas de la poudre.
L'application. Épaisseur du film, homogénéité, polymérisation — température et durée de passage au four. Une poudre sous-cuite tient mal ; une poudre sur-cuite change de teinte.
Le contrôle. Un atelier sous licence enregistre ses paramètres, effectue des essais réguliers — adhérence, épaisseur, brillance, résistance — et se soumet à des audits périodiques d'un organisme tiers. C'est cette continuité qui distingue une licence d'un certificat ponctuel.
Ce que le label ne couvre pas
C'est la partie que les CCTP oublient le plus souvent.
| Le label couvre | Le label ne couvre pas |
|---|---|
| Le procédé de laquage |
