Une main courante n'est pas un garde-corps. Le garde-corps empêche la chute ; la main courante se saisit pour se tenir et se rattraper. Un escalier peut réclamer une main courante sans qu'un garde-corps soit nécessaire, et un garde-corps peut en être dépourvu.
Cette distinction commande tout le reste : les hauteurs, les cas où le dispositif devient obligatoire, et le référentiel à ouvrir.
Hauteur de main courante : les repères courants
Dans les escaliers, la main courante se pose habituellement entre 0,90 m et 1 m, mesurés verticalement depuis le nez de marche. C'est la plage retenue par la plupart des référentiels parce qu'elle correspond à la hauteur naturelle de préhension d'un adulte debout.
Deux précisions qui changent la mesure sur le terrain :
- la référence est le nez de marche, pas le sol du palier. Sur une volée, la main courante suit donc la pente et sa hauteur au-dessus du palier de départ n'est pas la même qu'au-dessus d'une marche ;
- une main courante fixée sur un garde-corps ne dispense pas de vérifier la hauteur du garde-corps lui-même. Ce sont deux exigences distinctes, mesurées différemment.
Pour la hauteur du garde-corps proprement dit, voir notre article sur les normes de hauteur des garde-corps selon la situation.
Quand une main courante devient-elle obligatoire ?
Le cas le plus net est celui de l'accessibilité. La réglementation applicable aux établissements recevant du public et aux bâtiments d'habitation collectifs impose des mains courantes en escalier, avec des caractéristiques précises : continuité, prolongement au-delà de la première et de la dernière marche, contraste visuel avec l'environnement, et possibilité de saisie sur toute la longueur.
